Suis-je seulement capable de voyager seule?

Je viens donc de passer 10 jours à Montréal. Je suis venue rendre visite à des amies qui habitent ici depuis un moment. Les circonstances ont fait que j’y suis allée seule.

Mes amies travaillent, j’ai donc visité la ville toute seule la journée et on se retrouvait le soir. Contre toute attente, je ne m’attendais pas à ressentir autant de « solitude » le jour. Certes, je me levais tranquillement, visitais les quartiers de la ville, flânais, magasinais… Mais, j’avais surtout envie de PARTAGER tout ça avec quelqu’un : mon homme, des amis…

Depuis mon entrée sur la blogosphère, j’ai rencontré beaucoup de gens qui voyagent seuls. Comme eux, je pensais en être capable. Mais, je n’en suis plus si sûre…

Cela fait longtemps que je pense faire un voyage en solo, une sorte de voyage initiatique, et à l’aube de mes 30 ans, je trouve que cela tombe à pic.

Mais, comment surmonter la solitude? Peut-être est-ce plus facile quand on voyage vraiment seule? Par exemple, dormir dans une auberge de jeunesse force les rencontres. Se fier aux têtes sympas quand on mange seul…

Bref, je me pose la question de faire ce voyage ou pas, l’idée se précisant de plus en plus… Peut-être que finalement, je ne suis pas faite pour voyager seule…

Et vous? C’est quoi vos trucs?

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10 réflexions sur “Suis-je seulement capable de voyager seule?

  1. Je peux prendre mon appareil photo, monter à Paris pour une seule journée, me balader, observer, et revenir chez moi au sud le soir, la tête remplie de choses, d’images que je n’aurais jamais prises accompagnée, sans doute. Arpenter les ruelles des villages du Luberon seule, flâner…. Mais pour aller loin, ailleurs, quitter le pays, j’ai besoin que l’on m’accompagne. J’ai besoin de partager ce que je découvre, ce qui est nouveau, ce que je vois, sur l’instant, tout de suite.

  2. Je prépare un tour du monde seul, et même si je n’ai expérimenté le voyage en solo que 4 fois pour une durée totale de 10 semaines en tout, c’est, pour moi, le meilleur moyen de voyager.
    Pourquoi, c’est simple : la rencontre !
    Quand tu voyages seul(e), tu n’es jamais vraiment seul(e).
    Après quelques heures sans avoir communiqué tu te surprends à aller naturellement vers les gens, dans les trains, les bus, la terrasse des cafés, dans la rue, peut importe mais tu as besoin de parler et tu parles. Je suis d’une nature timide, mais en voyage, je suis différent et j’aime celui que je deviens.
    De plus, ce n’est pas naturel pour les gens de rencontrer un solitaire. C’est que vraisemblablement quelque chose ne tourne pas rond dans sa vie, alors il faut le choyer.
    C’est comme ça que tu te retrouves assez facilement invité en soirée, à dîner…

    Une bonne solution pour voyager seul(e) est le Couchsurfing. Car si tu es timide, il n’est pas forcément facile, même en auberge de jeunesse, d’aller vers les autres, surtout quand ceux-ci sont tous plantés sur leur PC portable à checker leur page Facebook.
    Avec le Couchsurfing, tu n’as pas le choix que de parler à ton hôte, qui avec un peu de chance te fera participer à la vie locale ou sa vie sociale.
    Un excellent moyen de ne pas être seul(e).

    Et voyager seul c’est aussi ne pas faire de compromis. Tu vas où tu veux, comme tu veux, quand tu veux. Tu changes tes plans, tu annules, tu procrastines, bref, TU décides 🙂
    Et ça c’est vraiment plaisant.

    Voyager seul c’est un état d’esprit. Ca convient ou non. Pour savoir il faut avoir essayer.
    J’ai essayé, la première fois en tant que défi, j’ai aimé, j’ai continué 🙂

  3. Voyager seul, ça ne plait pas forcément à tout le monde. C’est bien d’avoir essayé sur une courte durée pour tester le concept.
    Personnellement, ça m’arrive assez souvent, et il a un paramètre à prendre en compte : le pays dans lequel tu voyages.
    Montréal, ce n’est pas forcément le plus facile, tout d’abord parce que c’est une grande ville. Les gens sont moins ouverts, même si les Montréalais sont tout de même bien sympathiques.
    J’ai voyagé seul en Birmanie, j’ai rencontré plein de monde, locaux comme voyageurs. J’ai voyagé seul en Guadeloupe, je n’ai pas du tout aimé, car les voyageurs là bas sont des familles pour la plupart, qui ne cherchent pas forcément à faire des rencontres…

    • Je suis totalement d’accord que quand on voyage vraiment seul, on rencontre des gens. Les rencontres se font bcp plus facilement… Et oui, c’est clair, cela dépend de la destination 🙂 Pourtant, les Montréalais ont plutôt le contact facile 🙂

  4. Chère Julie, je pense qu’il faut essayer… se donner dix jours, comme test, pour voir si on est capable.
    Je voyage plus souvent seule qu’accompagnée. Parce que si je devais attendre de me synchroniser avec mes amis, je ne partirai jamais! Je suis aussi d’un naturel assez timide donc, j’ai déjà un petit « handicap » aux rencontres merveilleuses qu’on promet au voyageur en solo. Mais si on me tend une perche, je suis la première à la saisir par contre! J’essaie de me soigner. Pour éviter cette « solitude », il y a un moyen. On parlait de Couchsurfing mais tu n’es même âs obligée de l’utiliser pour trouver un hôte, mais simplement pour aller boire un verre, organiser une visite…. Les couchsurfeurs étant très ouverts, il y a toujours moyens de trouver un visage ami en terre étrangère.
    Pour les rencontres spontanées, ça dépend de la destination. Autant celà s’est plutôt bien passé bien passé pour moi en Géorgie, autant dans les îles du Golfe de Thaïlande, c’était difficile. Tout le monde avait l’air d’être venu en couple, en famille ou avec un groupe d’amis. Pas facile!

  5. Pas facile de voyager seul…Ca va bien un moment mais pas plus d’une semaine. Personnellement je vais dans les auberges de jeunesse pour rencontrer du monde…L’avantage c’est aussi que ces rencontres se font avec des gens de toutes les nationalités alors pour ce qui est de l’échange culturel, on est servi :p

  6. Bonjour,
    je me suis lancée dans l’aventure le 28 Aout dernier, voyager seule autour du monde durant 80jours, et c’est une première pour moi !

    Une grande envie de me prouver que j’en étais capable, que je n’étais pas la fille timide et sans grand intérêt que je voyais dans le regard des autres (excepté celui de l’homme qui partage ma vie, et qui m’a soutenu dans mon projet jusqu’au bout : mon premier
    admirateur je crois bien)…

    je pense sincèrement qu’il faut laisser murir l’idée , cela m’a pris 2ans pour le lancer, mais attention il faut dès le départ se fixer une date limite si non , si tu as le moindre doute tu ne te lanceras jamais.

    Je suis bientôt arrivée à la fin de mon aventure, étant un petit gabarie j’ai opté pour les hôtels plutôt que les auberges de jeunesse, même si j’ai passé quelques nuits dans des auberges sympa qui proposaient des chambres privées…

    Ca été très dure au début, surtout de dire au revoir à mon homme, mais en faisant quelques rencontres dans la journée, et en tenant mon blog tous les soirs, je ne me suis pas sentie seule très longtemps. Attention, il faut savoir que de base j’aime la solitude, je peux passer toute une journée sans dire un mot sans que cela ne me pose problème, donc ça a été surement plus facile pour moi à ce niveau là…

    En tout cas, ce que je peux dire à l’approche de la fin de mon aventure, c’est que je n’ai aucun regret, j’ai vu des pays extraordinaires, je n’ai rencontré que des personnes sympathiques durant tout mon voyage, j’ai fait bcp de progrès en anglais (même si j’étais bien contente que me jeter sur tous les francophones que je pouvais croiser : ils ont du me prendre pour une folle), j’ai survécu à un Typhon au Japon, et suis en train de vivre l’expérience Ouragan à New York, combien de personne pourra un jour raconter cela à leur enfant?!

    Ce que je ressens aujourd’hui c’est une immense fierté et je souhaite à tous le monde de ressentir cela un jour, rien que pour cela il faut tenter l’aventure, et si tu as des doutes, effectivement commencer par des petites périodes ça peut aider (surtout financièrement)

    A bientôt
    Maud

    • Maud, j’aimerais te poser une question, est-ce que tu as augmenté ta zone de confort pendant ton voyage ou est-ce que du coup tu l’envisages pour le prochain ?
      Je m’explique, la zone de confort est la zone dans laquelle tu sens en sécurité. Visiblement au début de ton aventure c’était « nuit en hôtel – francophonie privilégiée », est-ce que c’est toujours vrai à la fin de ton aventure ?
      Est-ce que tu as gagné en confiance en toi pour passer à une étape supplémentaire « nuit en dortoir » ou « contact avec les locaux en priorité » ?

      Et par curiosité tu as blogué pendant ton voyage et si oui, peut-on visiter ton site ?

      • Bonjour Guillaume,

        je suis tjs restée dans des chambres privées (contrat passé avec mon Chéri pour qu’il ne se fasse aucun soucis pour moi)… pour ce qui est du contact avec les locaux, j’ai tjs essayé d’aller vers eux, mais il y a des pays où la chose était bien plus compliqué (les japonais ne parlent pas très bien l’anglais… et même s’ils s’adorent la France, en particulier nos joueurs de foot, ils ne le parlent pas non plus).

        Je ne pense pas avoir privilégié les francophones, j’étais juste super heureuse de pouvoir taper la discute avec des compatriotes, ou pas 😀 (les canadiens sont vraiment des amours pour ça).

        pour ce qui est du blog, c’est avec grand plaisir que je partage… j’ai juste un soucis il semblerait qu’y laisser des messages soit compliqué mais SVP si vous pouvez le faire , j’aimerais vraiment avoir des retours.

        A bientôt

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